Neutralité Carbone en Europe : comment y parvenir

Retrouvez ma note à la Fondation Robert Schuman sur la neutralité carbone en Europe.

Le débat n’est pas de savoir si l’Europe doit être neutre en carbone d’ici 2050 : la transition zéro carbone est une évidence car le dérèglement climatique n’attend pas.

Le vrai débat est celui qui porte sur les mesures d’accompagnement afin de réduire les coûts de la transition, de la rendre socialement acceptable et d’en tirer le maximum de potentiel en termes de croissance et d’emplois.

Il ne s’agit pas d’accompagner des évolutions techniques, mais de pousser un changement de civilisation où le projet européen et celui de l’excellence écologique peuvent se soutenir mutuellement.

Consulter la note

Relever le défi énergétique et climatique en Europe : les propositions de cinq think tanks

Supervisée par Terra Nova, cette note est le fruit d’une coopération entre cinq think tanks français et européens. Elle vise à éclairer le débat des élections européennes du 26 mai prochain afin que citoyens et responsables politiques français et européens puissent prendre les décisions nécessaires pour relever les défis de la transition énergétique et de la lutte contre le changement climatique.Se présentant sous la forme d’un recueil de contributions, elle ne prétend pas à l’exhaustivité, mais vise à approfondir certains angles clés de la politique énergétique et climatique européenne. Chaque contribution demeure de la responsabilité de son ou ses auteur(s).

La Fondation pour l’innovation politique m’a ouvert ses colonnes pour évoquer les enjeux de régulation des marchés de l’électricité, d’investissement dans la transition verte et de coordination des politiques énergétiques pour assurer la sécurité d’approvisionnement des Européens.

J’y présente trois défis :

  1. Un prix minimum du carbone est nécessaire pour accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur de la production électrique. C’est la condition d’une sortie ordonnée du charbon dans le mix européen et du soutien aux investissements dans les renouvelables.
  2. Les décisions de sortie du nucléaire et du charbon dans un certain nombre de pays d’Europe de l’Ouest (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) pourraient à brève échéance augmenter les risques de rupture d’approvisionnement en électricité si les bons investissements dans de nouvelles capacités de production ne sont pas réalisés. Ce défi doit être accompagné par un renforcement du cadre de régulation européen.
  3. Dans des marchés de l’énergie de plus en plus interconnectés, il est moins en moins possible de définir les politiques énergétiques à l’échelon national abstraction faite des décisions prises par les pays frontaliers. Il manque en Europe un lieu de concertation politique où débattre de l’impact européen des décisions nationales de politique énergétique.

Merci à la Fondapol pour sa confiance, et bravo à tous les contributeurs de l’I4CE, IDDRI, Institut Jacques Delors et Terra Nova.

Lien vers la note: http://tnova.fr/notes/relever-le-defi-energetique-et-climatique-en-europe-les-propositions-de-cinq-think-tanks

ÉNERGIE-CLIMAT EN EUROPE : POUR UNE EXCELLENCE ÉCOLOGIQUE

Retrouvez ma note publiée à la Fondapol (fév. 2019) :

L’Eurobaromètre publié à l’automne 2018 fait état du soutien des trois quarts des citoyens de l’Union européenne à une politique énergétique commune des États membres. Le même sondage confirme la montée dans l’opinion publique des préoccupations climatiques et environnementales, qui compteront parmi les thématiques phares des élections européennes de mai 2019.

Les enjeux énergétiques et climatiques peuvent-ils être le terrain d’un sursaut du projet européen, à la rencontre d’un projet d’intégration politique continentale et d’une ambition d’excellence écologique qui se diffuse dans toute la société ? On peut le croire, tant l’Europe est à la recherche d’un nouveau récit mobilisateur pour se relancer et tant les sujets énergie-climat démontrent qu’ils sont un domaine de compromis entre les États membres de l’Union européenne.

Quelle que soit l’évolution des technologies et des coûts à plus long terme, le chemin vers l’excellence écologique passera assurément par une approche flexible, adaptable et non idéologique des grands choix de politique énergétique européenne. C’est à cette condition que la construction d’une véritable Union de l’énergie échappera au grief d’imposer aux citoyens européens des objectifs intenables auxquels ils ne consentent pas.

#MerciLEurope

Annoncée par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, à l’occasion de l’Université d’été 2018, la campagne de mobilisation « Merci l’Europe » est l’occasion de faire entendre la voix des entrepreneurs pour montrer le visage d’une Europe du quotidien qui protège et inspire. Le Medef est convaincu qu’il faut inclure les entrepreneurs dans le processus politique européen, notamment en vue des élections européennes de mai prochain.

Retrouvez ma vidéo Merci L’Europe réalisée pour le compte d’ENGIE, afin de saluer une Europe qui connecte les hommes et porte l’énergie jusqu’à eux.

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Marier Ecologie et Europe : le rôle du prix du carbone

Les politiques énergie-climat sont confrontées à des injonctions contradictoires :

-Les climatologues pointent l’insuffisance des politiques publiques pour contenir les émissions de gaz à effet de serre et les hausser à la hauteur des objectifs de l’accord de Paris.

-Les économistes nous disent que mettre un prix aux émissions de CO2 est la manière la plus économiquement efficace de réduire ces émissions.

-Le mouvement social des gilets jaunes en France montre que l’acceptabilité sociale est très basse à toute hausse de la fiscalité carbone.

-L’Europe,dont les politiques énergie-climat ont été calibrées avant l’accord de Paris, ambitionne aujourd’hui de devenir neutre en carbone d’ici 2050, ce qui l’obligera accélérer sa transition énergétique, tout en veillant à la sécurité d’approvisionnement et sa compétitivité.

Est-ce uneimpasse?

Ma conviction est que l’Europe peut aider à résoudre la quadrature du cercle entre »fin du monde » et « fin du mois ».

Le 11 janvier dernier, je suis intervenu à Paris dans un cercle d’experts de haut niveau sur le prix du carbone, réunissant climatologues, économistes,représentants d’organisations internationales et d’entreprises du secteur de l’énergie français, allemands et espagnols.

Vous trouverez ci-joint les éléments de mon intervention, qui désigne un chemin possible pour accélérer la transition énergétique en Europe à travers un prix du carbone qui concilie l’objectif de réduire les émissions de CO2 et celui de financer une transition énergétique compétitive et juste.

Celui-ci passe par la mise en oeuvre d’un prix plancher du carbone centrée sur la production électrique, pour accélérer la substitution du gaz naturel au charbon, et encourager le développement des énergies renouvelables.

Les plus récentes études (voir en particulier l’étude de FTI consulting de Novembre2018: Study of a Carbon Price Floor in European Countries:Analysis of Power Market and Consumer Impacts) montrent qu’un tel mécanisme limitera le coût de la transition énergétique pour les consommateurs,condition sine qua non pour qu’elle soit socialement acceptable. Il est à court terme le levier plus efficace dans la mesure où le charbon représente à lui seul 15% des émissions de gaz à effet de serre en Europe, et le plus abordable pour les consommateurs européens, car il conduit à substituer une technologie existante par une autre, sans besoins d’investissements considérables.

J’y souligne également le besoin d’utiliser les revenus dégagés pour organiser une transition écologique juste, qui accompagne les entreprises et les citoyens européens concernés par les reconversions tout en favorisant les investissements dans les technologies du nouveau monde: les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’innovation.

Mon essai – L’Europe en héritage, la génération Erasmus à l’heure des choix.

Face à la montée des populismes et du nationalisme, l’Europe se découvre mortelle. Cet essai revient sur le parcours de vie de la génération Erasmus qui, dans ce contexte, a le choix de rebâtir le projet européen ou de le laisser périr. L’auteur examine les enthousiasmes et déceptions de cette génération pour ne garder que ce qui peut sauver l’Europe : l’identité européenne, un projet d’excellence écologique et un nouveau progressisme. Ce livre inspirera ceux qui veulent nourrir ce projet d’avenir et prononcer un fier : « Nous, Européens ».

Qu’est-ce que ma génération a hérité de la précédente? Et qu’est-ce qu’elle laissera aux suivantes? C’est à ces questions que je m’efforce de répondre dans cet essai, qui est le regard d’un « quadra » de la génération Erasmus sur 70 ans de construction européenne.

Appartiennent à cette génération les Européens qui ont accédé à la citoyenneté après la chute du Mur de Berlin, qui dans leur parcours de vie ont vu l’Europe se faire puis se défaire. C’est à elle que je dédie cet ouvrage, parce que cette génération arrive aux responsabilités dans le monde économique, politique, culturel, et médiatique, et qu’elle a entre ses mains son avenir et celui de ses enfants. Parmi les choix qui sont devant elle : celui de refonder l’Europe ou de la laisser péricliter.

Enrico Letta, dans sa préface, met le doigt sur une question centrale abordée par cet ouvrage : l’identité européenne, une « idée neuve en Europe », qui est aujourd’hui absente des débats alors qu’elle constitue la chair et la raison d’être du projet européen.

L’Europe en héritage mêle le registre de l’essai et celui du témoignage. Il s’agit d’un texte personnel, inspiré d’une enfance alsacienne, une décennie d’engagement professionnel dans les affaires européennes, et le regard d’un citoyen concerné à l’approche des élections européennes de 2019.

Vous avez été si nombreux à me témoigner votre sympathie et à vous féliciter que, dans le contexte actuel, la voix d’un professionnel des affaires européennes se fasse entendre pour parler d’Europe. Vos messages le sont allés droit au cœur : merci infiniment.

Retrouvez mon ouvrage en librairie, et sur les plateformes généralistes en ligne (FNAC, Amazon). Pour en savoir plus voici un feuillet de présentation.

Je vous souhaite une bonne lecture et me réjouis par avance de lire et de répondre à vos commentaires.

Last but not least, si vous avez apprécié la lecture de mon essai, faites le savoir autour de vous.

Emmanuel

Politiques européennes. L’acte II de l’Union de l’énergie

Sous l’intitulé « Une énergie propre pour tous les consommateurs européens« , la Commission Juncker vient de faire voter un ensemble sans précédents de textes législatifs qui constituent les principales briques de L’Union de l’énergie, pour faire de l’Europe une puissance verte, de sobriété énergétique et capable d’atteindre ses engagements climatiques dans le cadre de l’Accord de Paris.

Aujourd’hui, à la veille des élections européennes de mai 2019, et dans le cadre des débats en cours pour nourrir les priorités énergie climat de la prochaine Commission, retrouvez ma note publiée à la Fondation Robert Schuman pour un « Acte II de l’Union de l’énergie ».